|ZOOM SUR la Sucrière|

sucrière

Lorsque vous vous promenez sur le quai Rambaud, vous admirez des bâtiments ultra modernes, jusqu'à tomber sur ce grand bâtiment blanc, aujourd'hui connu comme lieu d'exposition: la Sucrière....

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Comment se rendre à la Sucrière?

sucrière confluence

Débutons par une petite localisation. Pour découvrir la Sucrière, il vous faudra vous rendre dans le quartier Confluence. Puis longez la Saône jusqu’au quai Rambaud. Suivez le cours de la paisible rivière. Découvrez les bâtiments à l’architecture contemporaine comme le cube orange, et peu après vous voilà arriver! Attention si vous voyez le cube vert, vous êtes allés trop loin!

Petite histoire d’un bâtiment industriel

Bien que réhabilité par l’architecte William Vassal en 2010/2011, vous découvrirez un bâtiment qui conserve tout son aspect industriel du début du XX° siècle. Cet ancien entrepôt des sucres a été construit dans les années 1930 dans le cadre de la création des entrepôts du port Rambaud. D’un port de passage, le port Rambaud devient alors port de stockage. Hier comme aujourd’hui, la Sucrière est donc un lieu emblématique des Docks du quartier Confluence de Lyon.

Comme vous vous en doutez au vu de son nom, la Sucrière est utilisée pour stocker les arrivages de sucre en provenance des Antilles. Rapidement trop petite, elle est agrandie dans les années 1960. Vous pouvez d’ailleurs admirer la longueur du bâtiment et ses silos. D’ailleurs, à l’origine, les silos n’existent pas. Mesurant 3 mètres de hauteur, ils sont construits en 1976. Ils ont dès lors permis de stocker le sucre jusqu’en 1990. A cette date, les activités furent stoppées, et les Docks entièrement laissés à l’abandon.

sucrière lyon

Description de la Sucrière

Venons en au bâtiment en lui-même. A sa création, en 1925, c’est un entrepôt de 100 m de long. Le rez-de-chaussée est alors surélevé pour permettre le chargement direct en wagons ou en camions. Vous pouvez d’ailleurs encore observer les vestiges des rails passant devant le bâtiment. De plus, ce rez-de-chaussée est construit sur pilotis. Pourquoi? Eh bien pour supporter les charges importantes sur un sous-sol de mauvaise qualité. Et oui, nous sommes au bord d’une rivière donc sur un sol alluvionnaire et instable.

Puis en 1927, on décide de le surélever de 2 étages. De plus, un monte-charge, d’une force de 2 tonnes est également installé, ainsi que 3 toboggans métalliques. Mais ils sont surtout utilisés pour la descente des marchandises. En effet, le chargement aux étages se faisait directement en déposant les charges sur les balcons fixes ou mobiles que vous pouvez admirer sur la façade ouest, côté Saône. Vous pouvez les observer sur les photos ci-dessous.

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D’autre part, à partir de 1952, une partie des bâtiments est louée à la société A. Berger et Cie dite « Le Bon Sucre ». Elle pratique alors la transformation et le conditionnement des sucres. Ainsi la semoulerie avec broyeurs, épurateur et planschisters, est complétée par une empaqueteuse automatique qui produit, rendez vous compte, 3.600 sacs de 1 kg par heure. Par conséquent, dès 1956, la Société Berger envisage la construction de silos pour le stockage des sucres en vrac. 

La Sucrière aujourd’hui

Mais cet entrepôt dynamique est abandonné, comme tous les bâtiments du quai, en 1985 à la fermeture du port. La Sucrière tombe en désuétude et dans l’oubli pendant près de 20 ans. Mais l’ancien entrepôt connaît une seconde vie depuis 2003. Comment? Tout d’abord parce que cette année là, il accueille pour la première fois la Biennale d’Art Contemporain. La Biennale s’installe alors dans une friche industrielle d’un quartier totalement en déshérence et en désamour. Puis, la même année, la Ville lance le projet « mission Confluence » pour rénover le quartier. La Sucrière va en profiter.

Ainsi, en 2010-2011, une importante rénovation de La Sucrière est faite pour permettre au bâtiment d’accueillir tous types d’événements culturels et événementiels (expositions – concerts – spectacles – soirées d’entreprises, etc.). L’une des grandes expositions est celle de Toutankhamon qui a été présentée de 2022 à 2023. Si la façade du bâtiment a été laissée brute, l’intérieur a, quant à lui, été profondément modifié. Ainsi, à l’intérieur, vous pouvez découvrir une nef centrale de près de 9 mètres de hauteur pour permettre l’accueil de grands événements.

Aujourd’hui, la Sucrière est le parfait exemple pour montrer qu’il est possible de conserver un patrimoine industriel en lui donnant une nouvelle vocation, à savoir celle de l’art et de l’événementiel. Une histoire qui continue…

Enquêtez dans Lyon Confluence

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